
Source :
- Lemonde.fr

Tout le monde sait pourquoi les journaux disparaissent. La publicité part sur Internet, les habitudes de consommation évoluent, les accords de fonctionnement qui maintenaient à flot certains quotidiens sont rompus, l'impression et le transport coûtent cher, le lectorat vieillit et part vivre en banlieue, etc. Inutile de se lancer dans une autopsie détaillée.
L'industrie des journaux et ses alliés ont de nombreux griefs contre le Web. Ils disent que le Web est un pillard, qu'il copie les contenus papier et qu'il vole ses annonceurs. Ils soutiennent que les créateurs du Web ne publieront jamais ces articles de fond si nécessaires à la démocratie, des articles qu'on trouvait dans les journaux avant que le Web n'arrive et ruine le paysage médiatique. Avec une restructuration des lois sur le copyright, ils veulent tenir le Web en laisse. Et ils s'insurgent aussi contre la diminution de la qualité diminution de la qualité du journalisme poussée par un Web ayant habitué ses lecteurs à une gratuité de l'information.
Même si elle n'est pas totalement similaire à la gué-guerre entre les journaux et le web, la bataille médiatique des années 1920 et 1930 rappelle certaines des pommes de discorde actuelles. A l'époque, des journaux anti-radio (des journaux qui ne possédaient pas de chaîne de radio) se déchaînaient contre les radios.
Aujourd’hui les éditeurs de journaux s'enragent contre des sites web et des moteurs de recherche tels Google et ce qu'ils considèrent comme le vol de leurs gros titres et de leurs rubriques.
