21 janv. 2010

SONDAGE RTL : Le meilleurs des medias est...


La radio, toujours en tête, se voit ainsi créditée d’une augmentation de 3 points, 57 % des personnes interrogées estimant que "les choses se sont passées vraiment ou à peu près" comme ce média les a relatées.
La presse écrite se place au second rang avec une crédibilité de 51 % (en hausse de 3 points), devant la télévision, qui gagne toutefois 4 points. Internet, apparu en 2005 dans le baromètre, obtient une crédibilité de 30 %, contre 24 % en 2006.

Source :
La radio RTL (annoncé le 21 janvier 2010 vers 9h)

12 janv. 2010

FIN DU MATCH : Les membres du jury n’ont plus qu’a choisir…


Bilan du match, nous apportons nous conclusions...

Pour nous les magazines papier existeront toujours, les imprimeries aussi (développement dans le Sud.) ! Il existe et existera toujours une légitimité et une place pour des magazines papier, tant que les gens voyageront, liront sur des chaises longues au soleil. Le papier a encore un confort, une présence physique et charnelle que n'a pas le magazine électronique. Les magazines continueront certainement à paraître sous la forme du papier, tout en cherchant à s'adapter aux modes de vie, au temps disponible des lecteurs... comme le dimanche !

Toutes les évolutions entraînent nécessairement des modifications sur le contrat de lecture. La télévision, le web ont introduit de nouvelles formes de lecture, avec un rapport au temps toujours plus fragmenté. Il s'agit de se plier à ces nouvelles habitudes et de réaliser un contenu plus divertissant, plus moderne, plus spectaculaire avec des articles plus courts et plus incisifs dans leur apport d'information.

Au bout de 3 mois de recherche, d'explication, d'évolution, de news, nous en avons déduit que la presse écrite se doit d'être multimédia pour se décliner sur plusieurs supports. Peu importent les contenus, ils suivent tous les mêmes règles : modernes, faciles à lire, modelables sur plusieurs supports. L'interactivité est un facteur nouveau à intégrer sans démagogie : elle ne s'autorégulera pas d'elle-même.
Nous assistons à de plus en plus de rapprochements, un peu comme si tout est dans tout, en particulier dans Internet qui peu à peu fédère tous les médias. La convergence est en passe de se réaliser d'ici quelques années et le web va devenir le média des médias, celui par lequel tous devront passer et auquel tous devront se rapporter. Jusqu'aux années 80, la presse était le soleil des médias, autour duquel les autres gravitaient, ce fut ensuite la TV, demain ce sera Internet !

8 janv. 2010

NEWS INFO : Une institution de la presse écrite disparaît !


De retour au clavier après quelques jours de relâche, question de passer la période des élections loin de la blogosphère… Et pour ce retour, je tiens à vous parler de la presse écrite… Le 15 février dernier, je signais une chronique intitulée : «Le journal papier va-t-il disparaître ?». Aujourd’hui, je veux vous parler justement d’une disparition… Celle d’une icône américaine : la revue LIFE.

Une histoire de 70 ans, de sa naissance en 1936 et véritable chronique visuelle du 20e siècle, la vie du Life (jeu de mots) a été marquée de deux disparitions et de deux renaissances, la dernière en 2004. De magazine glamour à supplément du weekend de journaux quotidiens, le descente aux enfers se poursuivait. Les revenus publicitaires ont fondu aux dépends des nouveaux médias Internet.

Dernière édition prévue : le 20 avril. Les collectionneurs vont littéralement se l’arracher… Mais est-ce vraiment la fin ? Il; faut croire que non… En fait, c’est bien la fin de la version papier. Life aura pourtant une troisième vie (décidément…) et cette dernière se déroulera maintenant sur Internet . Et comme cadeau à tous ses lecteurs, la direction a décidé de rendre disponible son énorme banque de 10 millions de photos qu’elle qualifie de «plus grande collection d’images couvrant les gens et les événements marquants du XXe siècle»

Source :
Emergenceduweb.com

7 janv. 2010

INFO NEWS : Pas d'édition papier du Monde pour la deuxième journée consécutive


Blocage d'imprimeries: le tiers nord de la France sans quotidiens nationaux.
Pour la deuxième journée consécutive, un arrêt de travail d'une partie des ouvriers CGT de l'imprimerie d'Ivry du "Monde" empêche la production de l'édition papier du quotidien daté du 7 janvier, a annoncé mercredi la direction du journal. Le quotidien complet est disponible gratuitement sur www.lemonde.fr, précise le communiqué.Mardi, la CGT-SGLCE (Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite), qui comprend notamment les salariés de la maintenance et de l'expédition (départ), a appelé à un arrêt de travail. Les rotativistes (représentés par le syndicat des imprimeurs SIP-CGT) ne sont de leur côté pas partie au conflit....

2 janv. 2010

INFO NEWS : Jean-Marie Charon : "Partout un problème se pose pour financer une information de qualité"


Pour la première fois, des sites d'information en ligne vont bénéficier d'aides à la presse, au même titre que les journaux. Qu'en pensez-vous ?
Cette somme correspond à l'une des dispositions des Etats généraux de la presse en faveur de la presse en ligne. Il s'agit de favoriser l'évolution des médias d'information vers le Web, ainsi que la création d'un secteur de site "pure players" (uniquement sur le Web) d'information de qualité.


Beaucoup vivent cette évolution comme un reniement des idéaux du Web, un retour aux défauts de la "vieille presse".
Je ne sais pas où sont les reniements. Les agrégateurs du type Google vendent aux annonceurs des espaces d'information qu'ils n'ont pas produits. Partout un problème se pose pour financer une information de qualité, qui coûte chère à produire mais est nécessaire au débat démocratique. Aux Etats-Unis, ce sont des fondations qui commencent à intervenir pour financer le journalisme d'investigation. Je ne suis pas sûr que cela sera suffisant. En outre, cela ne correspond pas à nos traditions institutionnelles, en France et en Europe, où l'Etat est intervenu plus tôt sous forme d'aides diverses, comme le taux de TVA à 0 % en Grande-Bretagne et l'aide postale dans de nombreux pays.

Faut-il aussi aider les blogueurs, comme le demandent certains ?
Je suis pour étendre l'aide aux blogs de journalistes indépendants. La question sera alors celle des nouveaux journalistes. Sur quels critères les reconnaître sans avoir à passer par une évaluation du contenu ? Car il faut éviter que l'aide de l'Etat dépende de critères de contenus. C'est difficile, mais cela mérite d'être travaillé.

Quel est le montant actuel des aides à la presse versées par l'Etat ?
La réponse n'est pas simple s'agissant d'un dispositif à plusieurs volets : celui des aides directes votées chaque année par le Parlement et les aides indirectes comprenant les tarifs postaux préférentiels et des dispositifs fiscaux. En 2010, les aides directes traduisent le soutien exceptionnel découlant des Etats généraux de la presse. Il s'agit de 419,3 millions d'euros (+ 51 % ). L'aide postale s'élèvera à 270 millions, le taux de TVA préférentiel (2,1 %) représente une moins-value de 210 millions pour l'Etat. Un dispositif fiscal d'aide à l'investissement représente environ 5 millions d'euros. Soit au total environ 900 millions d'euros.

Comment ces aides se justifient-elles dans l'histoire ?

Elles tirent leur origine de la volonté des pouvoirs publics de défendre le pluralisme de la presse d'information. L'architecture du système actuel remonte à la Libération, même si des aides telles que l'aide postale sont très anciennes. Elles doivent permettre à une presse d'opinion d'être disponible facilement et à des coûts accessibles.

Peut-on parler d'une presse sous perfusion ? Pourrait-elle survivre sans ces aides ?
Les quotidiens, certainement pas. Nombre d'entre eux disparaîtraient instantanément si ces aides devaient disparaître.

Pourquoi les patrons de presse refusent-ils souvent de rendre public le montant des aides ?
La plupart des chiffres sont publics. Peut-être n'est-il pas simple, pour des dirigeants d'entreprise, dont certains vantent les vertus du libéralisme le plus pur, de reconnaître les aides dont ils profitent...

La presse est-elle plus sous perfusion aujourd'hui que jadis ?
Les dispositions découlant des Etats généraux n'ont pas beaucoup d'équivalent dans l'histoire, tout comme l'ampleur de la mutation à laquelle la presse doit faire face. Le gouvernement est dans son rôle en évitant qu'une part substantielle de la presse d'information politique s'effondre.

Les aides signifient-elles une perte d'indépendance ?
Elles sont fondées sur des critères techniques et non de contenu. Le gros défaut du système a sans doute été de ne pas avoir suffisamment incité les entreprises de presse à des évolutions éditoriales, techniques et commerciales dans les années 1970-1980. Nous payons cela au prix fort aujourd'hui.


Source :
Lemonde.fr