23 déc. 2009

ROUND 4 : A vos blogs, journalistes !



Question (vous avez une heure trente pour répondre, en commentaires): qu'est ce que serait le nouveau journalisme trente ans plus tard à l'ère de l'Internet et de la déchéance du support papier?
Proposition : et si c'étaient les blogs?

Il y a de tout dans ce qu'on appelle la blogosphère. La grande majorité n'est qu'un vaste «bruit» issu de l'accès universel à la publication en ligne dans lequel les Hunter Thompson, Norman Mailer ou Truman Capote qui ont construit leur travail sur la fusion entre le journalisme et la littérature ne sont pas légions. Le gros des blogs serait plutôt produit par des auteurs qui clament leur mal-être dans la solitude de leur soupente.

Pour eux, le sens est secondaire, seule la présence compte. Ils sont assidus et prolixes, souvent pour ne pas dire grand-chose. On ne va pas s'en plaindre. La dimension démocratique de l'Internet est précisément d'avoir supprimé l'intermédiation entre un émetteur et son public potentiel.

Le blog a dix ans. Et donc l'âge de la raison. Celle-ci ne s'exprime plus seulement par le foisonnement, mais aussi par les pépites qui émergent du bruit de fond. Et c'est tout l'intérêt des blogs qui permettent aussi l'expression d'une expertise individuelle jusqu'ici indécelable. Or, non seulement le principe du blog permet à tout auteur de se faire entendre mais son architecture lui assure également promotion et notoriété s'il la mérite. Le lien hypertexte est la sanction qui fait qu'un blog de qualité, pertinent, a finalement peu de chances de rester ignoré. Et cette popularité a de fortes chances d'être exponentielle: plus un blog fait l'objet de liens convergents, plus il est référencé par d'autres, etc.

Cette expertise concerne aussi bien les sciences, l'économie, que la politique. Aujourd'hui, le suivi de la crise mondiale est ainsi nettement enrichi par un blog «pro».
Cette expertise indépendante est entrée en concurrence avec le journalisme. Désormais, l'autorité individuelle peut s'affranchir de celle du vecteur éditorial. L'auteur-expert ne vaut plus seulement par le support d'où il s'exprime, il vaut par la popularité que lui confèrent ceux qui s'intéressent aux mêmes sujets. Le journalisme est en train de connaître une évolution symétrique. Les grands sites de presse intègrent de plus en plus le blogueur-expert dans leur champ éditorial.

Seconde mutation: les journalistes ont de plus en plus tendance à adopter le format du blog. Spécialement dans les pays anglophones où il permet de s'affranchir d'un mode de rédaction ultra-formaté où l'expression d'une opinion est proscrite dans la couverture de l'actualité (en France, on n'a pas ce souci).
Là où un article va être structuré au point d'en être rasoir, le blog va permettre une forme plus alerte, plus incarnée de l'analyse; là où le commentaire ou l'éditorial est pontifiant, le blog est percutant avec une longueur variable en fonction du sujet et une périodicité aléatoire; là où l'article classique est unidirectionnel, le blog est conversationnel. L'article n'est plus figé, il est commenté, débattu, l'auteur revient sur son thème, le corrige éventuellement. Et comme toujours, la qualité appelle la qualité. Les sites qui laissent se développer un liseron de commentaires sans intérêt de la part de leur lectorat tirent leur contenu vers le bas; à l'inverse, ceux qui choisissent d'élaguer rendent l'arborescence plus belle.

Le blog autorise un plus large spectre dans la couverture éditoriale comme par exemple la couverture en direct («Live Blogging») des auditions des grands patrons de l'automobile aux Etats-Unis. Détail révélateur sur l'importance prise par les blogs: dans le New York Times encore, ce long récit a été fait par Floyd Norris, le rédacteur économique le plus senior du grand quotidien américain. Il n'avait pas hésité pour l'occasion à jouer les sténotypistes. De la même façon, le NY Times doit être le seul journal au monde à compter parmi ses blogueurs un prix Nobel.

Alors, un «Nouveau Journalisme», le blogging pro? Sans doute pas au sens de l'évolution littéraire des années 70. Mais il est certain que la flexibilité du blog, la mise en concurrence des journalistes et d'une expertise extérieure jusqu'ici invisible, vont contribuer à améliorer le débat démocratique.

Source :
Lefigaro.fr
Youtube
Economie de la presse

15 déc. 2009

L’ARBITRE S’INTERPOSE : La presse en ligne, le retour du payant ?!


Quelques chiffres pour illustrer le problème auquel est confrontée la presse dans sa douloureuse migration vers le numérique. Prenons l'exemple du Washington Post. Son chiffre affaires évolue comme suit : entre 2006 et 2007, à chaque fois que le journal augmentait de 1 dollar ses recettes en ligne, il perdait 4 dollars sur celles liées à son activité papier. Entre 2007 et 2008, l'écart est passé à 15 dollars perdus sur le papier pour chaque dollar supplémentaire gagné sur l'internet. C'est ce qui s'appelle de la destruction de valeur. Certes, celle-ci est accélérée par la récession, mais le problème est plus structurel : le nombre de sites d'information est en hausse, donc "l'inventaire" de pages vendables explose, ce qui diminue mécaniquement les prix. Il faut ajouter à cela le gag de la mesure d'audience : personne ne s'y retrouve, les méthodologies varient constamment, et beaucoup de sites trichent.

Cette absence de transparence nuit évidemment au maintien des prix. Enfin, nombre d'éditeurs en panique soldent à -70% leurs espaces invendus à des réseaux de vente en gros aux Etats-Unis, la proportion des pages vendues par ces "hard discounters" du net atteint 50% du total des inventaires.

Rien d'étonnant donc, à ce que nombre de grands quotidiens envisagent de revenir au payant. Faire payer l'information sur le net, beaucoup s'y sont cassé les dents. Nombre de sites (le New York Times, Slate) ont alterné les modèles avant de revenir vers la gratuité. A de rares exceptions près (journaux économiques, quotidiens occupant une place unique sur leur marché), la presse en ligne est gratuite au nom d'une certitude qui veut que les internautes refusent de payer pour de l'information.

Cette culture de la gratuité a en fait deux solides racines liées à l'histoire récente de l'internet. La première vient du terreau universitaire qui est celui de l'internet, où l'information, les recherches scientifiques, font l'objet d'un partage sans restriction. La seconde est liée à la bulle des années 2000. Sur la base d'audiences apparemment importantes, des sites levaient des capitaux considérables dont une partie était réinvestie en... marketing, donc en publicité sur d'autres sites. Cette cavalerie a donné l'illusion d'un modèle économique émergent. On connaît la suite.

Parallèlement, l'internet n'a jamais réussi à accoucher d'un système viable de micropaiement applicable à l'information. Le rêve de Nicholas Negroponte, directeur du MediaLab au MIT, de faire payer quelques centimes chaque article, n'a jamais pu prendre forme, pour des raisons techniques... mais pas uniquement. Car on peut s'interroger sur les recettes qui seraient générées par un papier de politique étrangère comparé à un article "people" ; le ratio serait sans doute de 1 à 100, alors que dans la consommation d'un journal, les articles à forte audience "subventionnent" d'une certaine façon ceux à audience moindre, mais qui constituent la valeur ajoutée du titre.

Comment revenir à une forme payante sur le net qui ne soit pas un repoussoir pour les lecteurs ? Trois pistes sont possibles : le livre électronique, les systèmes de transactions mutualisés, et pour certain la monétisation d'une valeur ajoutée unique.

L'émergence de livres électroniques connectés à un réseau sans fil qui autoriseront une dématérialisation complète des publications et des systèmes transactionnels va changer la donne. Dans une ou deux "générations-produits", le prix des livres électroniques se rapprochera du coût de recrutement d'un abonné à un quotidien ou un hebdomadaire, et il deviendra rentable pour les éditeurs de les donner en échange d'un engagement sur deux ans par exemple (pour ceux qui doutent de ce modèle, il suffit de regarder l'évolution du prix des téléphones portables aujourd'hui largement subventionnés par les opérateurs ; on peut parier que les éditeurs qui survivront au massacre actuel opteront pour ce type de modèle).

Pour ce qui est du micropaiement, les techniques ont quand même évolué. D'une certaine façon, iTunes est un micropaiement qui a réussi ; il repose sur deux atouts : une boutique dédiée, multi-éditeurs (les maisons de disques) et entièrement contrôlée par un opérateur (Apple), combinée à un système de paiement agrégé qui rend viable des petites transactions. Est-ce applicable pour l'information en ligne ? Certains comme David Carr, essayiste au New York Times, le pensent.

La troisième piste ne concernera qu'une minorité d'éditeurs. Elle reposera sur un système hybride : un large segment accessible gratuitement et un autre, suffisamment riche et spécifique pour être monétisable. Exemple typique : le Wall Street Journal. Il compte 1,1 million de lecteurs payants qui lui rapportent annuellement 120 millions de dollars ; et son site a une large audience : 11 millions de visiteurs uniques (VU) en janvier contre 20 millions pour le New York Times, le plus grand site de presse américain, entièrement gratuit. Le WSJ joue donc avec succès sur les deux tableaux. Mais bien peu d'éditeurs de presse auront ce luxe.

Le modèle de l'information en ligne est, on le voit, en pleine réinvention. Les éditeurs vont devoir tester des modèles différents en fonction de leurs propres spécificités et de leur public. L'ennui est que ce type de tâtonnement est long et coûteux. Or le temps presse et l'argent se raréfie.

Source :
- Lemonde.fr
- Telerama.fr
- Facebook.fr
- Skyblog

12 déc. 2009

5 raisons de croire à la mort de la presse papier !

Avis de tempête sur les journaux classiques !

1. AMAZON vient de sortir le premier "vrai" livre électronique et diffuse déjà de nombreux LIVRES sur ce support. Oui, même des romans !
Le KINDLE est le premier à réussir là où beaucoup on échoué. Il est doté d'un écran de 15 cm monochrome, qui peut télécharger plus de 200 livres dans sa mémoire sans ordinateur.
Pour l'instant l'objet reste cher (290$) mais avec la mise en place du marché, les prix vont chuter rapidement.

2. L'information va trop vite ! (via TWISTER)
Les journaux quotidiens sont toujours en retard d'une rumeur, d'une information, d'un événement. Bouclés le soir, imprimé dans la nuit, ils sont déjà périmé sur l'actualité chaude du matin suivant.

En 2009 l'information est instantanée. Face au web la presse ne peut plus se targuer d'avoir la primeur. L'information est mondiale, copiée, transmise, relayée sans effort par un myriade de réseaux sociaux.
Le résultat : c'est un blog qui annonce la mort de Mickaël Jackson, 2h avant la télé, 24h avant le premier journal.

3. Le modèle économique de la presse quotidienne est en pleine révolution.
Dans notre siècle où tout change, le modèle économique du financement par les ventes et la publicité a du mal à se justifier. Le lecteur ne voit pas pourquoi payer aussi cher pour avoir UN seul point de vue (celui du journaliste), légèrement périmé de surcroit !

La baisse du lectorat entraîne la fuite des annonceurs, qui finissent de clouer le cercueil en quittant le navire. En fait la presse paye son autisme face à un changement qu’elle aurait dû accepter en 2000. Et on peut les comprendre : comment passer d’un modèle « totalitaire » (un petit nombre d’acteurs sur un marché fermé) à un modèle totalement ouvert (où les acteurs du marché se compte en millions, et où le moindre blog malin peut avoir plus d’audience qu’un titre installé) ?

4. Les journaux se sont suicidés.
Devant le changement certains ont sauté le pas « internet ». Ils ont ouvert leur site. Ils ont vite compris qu’ils venaient de créer leur pire concurrent ! Ils sont obligés désormais de se mettre le canon sur la tempe et d’appuyer eux-mêmes sur la gâchette. Un journal quotidien qui ouvre un site est voué à voir son lectorat papier vieillir, et surtout ne pas se renouveler. La génération qui entre dans la vie active en 2009 n’a plus le réflexe d’achat du journal.

5. Apple va tous les tuer.
Oui. Le créateur de l’Iphone est en train de préparer en secret l’arme fatale. Ce sera un « Kindle » mais en mieux. Comme avec le téléphone, la firme de Cupertino nous réserve un objet sans doute révolutionnaire. Avec ces « journaux » électroniques multimédias et connectés en permanence sur le web, ce sera la dernière pelleté de terre sur ce qui a été l’aventure du siècle dernier, la presse. Amen !


10 déc. 2009

ROUND 3 : L’objectif du web ne serait il pas « @infos » ?


SELON LA RUMEUR : LE WEB DÉPASSERA LA PRESSE ÉCRITE D'ICI 2012 !
Selon une étude le total des investissements publicitaires dans les nouveaux médias (web, mobiles, jeux vidéo) devrait atteindre 61,9 milliards de dollars d'ici 2011, dépassant ainsi des médias traditionnels comme la télévision ou la presse écrite. En 2006, l'ensemble des investissements en communication et publicité représentait un total de 885 milliards de dollars.

L'e-pub représentait au premier semestre plus de 10,8% du marché français de la publicité, talonnant désormais la publicité extérieure (11,4%), la radio (14,6%) et représentant près d'un tiers de la télévision (30%) ou de la presse (32% du marché). Mais en y ajoutant les revenus des liens sponsorisés, l'e-pub serait déjà considérée comme le troisième média et pourrait, avec son taux de croissance de 40 à 50% par an, effectivement dépasser presse et télévision dès le début de la prochaine décennie.

Source :
Figaro.fr

INFO NEWS : «La Tribune» devient tabloïd et cesse sa parution le samedi.


Le journal, vendu à 75 000 exemplaires, va faire 6,5 millions d'euros d'économies en 2010.

Un an après le lancement de sa nouvelle formule, La Tribune réduit la voilure pour tenir son objectif d'équilibre du quotidien à la fin 2010. Avec un chiffre d'affaires 2009 «d'environ 40 millions d'euros» et une perte creusée à 14 millions d'euros (7,9 millions pour le papier et 6,1 millions pour le numérique) dans un marché publicitaire en plein marasme, le PDG du quotidien, Alain Weill, aux commandes du groupe depuis deux ans, a décidé de «prendre le taureau par les cornes», selon sa propre expression.

La Tribune - 75.000 exemplaires vendus chaque jour - va renouer dès janvier avec le format tabloïd, plus économique (40 pages au lieu de 32 au format berlinois actuel), arrêter de paraître en kiosque le ­samedi et rationaliser ses coûts de diffusion (non-remplacement des départs, baisse du budget papier…) afin de dégager 6,5 millions d'euros d'économies en 2010.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a aussitôt réagi à cette annonce qui revient, selon lui, à «faire machine arrière». «Difficile d'y voir clair dans tous ses choix stratégiques qui ne cessent de se succéder les uns aux autres», regrette le syndicat.

Ce revirement s'accompagne néanmoins d'une grande ambition numérique. Dès la fin d'année ou au plus tard en janvier, La Tribune disposera de son application ­iPhone, téléchargeable gratuitement. Un flux d'information de base «en live» y sera disponible gratuitement. En revanche, le journal sera accessible, la veille dès 21 heures, au prix de 1,59 euro (plus cher que son support papier).

Une formule d'abonnement en ligne est déjà prévue : 8 euros par mois ou 96 euros par an pour accéder au titre dans son intégralité depuis son iPhone ou via le site du journal. Le groupe revendique déjà un premier contrat de 20.000 abonnements numériques signé avec Cortal qui les proposera à ses meilleurs abonnés. Alain Weill en est convaincu : «Le modèle de la presse quotidienne papier ne peut perdurer. D'ici à dix ans, on aura presque totalement basculé dans le numérique… 2010 est une année de transition où le numérique deviendra une alternative au papier, un nouveau réseau de distribution», plaide-t-il.

Pour s'imposer en ligne, le quotidien envisage toujours de lancer, fin 2010, une augmentation de capital qui l'adosserait à «un partenaire stratégique qui, sans être un opérateur télécoms, serait issu de l'univers numérique».

Source :
Figaro.fr

9 déc. 2009

ROUND 2 : Le leader : LE GRATUIT !


Tous les gratuits s'accordent pour dire que cette nouvelle presse grandit quotidiennement. Elle trouve son créneau et ses lecteurs en masse. Presse généraliste ou spécialisée, elle prend réellement de l'assurance, de la valeur auprès du public, trois ans seulement après son irruption brutale dans le paysage français. Cependant, elle est toujours mal acceptée par les journaux payants qui sont aujourd'hui des concurrents de taille.
"Nous savons pourtant très bien que la presse gratuite ne remplacera jamais la presse payante car l'information à un coût" confie Mehdi Lounis (rédacteur en chef du mensuel Citato).

Avec plus de 266 millions d'exemplaires distribués chaque jour en France, ce qui représente 15 % de la circulation globale des quotidiens, les gratuits bouleversent les codes de la presse.
Très rapidement, celle-ci s'adapte au public français et propose de nouvelles thématiques qui suivent l'évolution de leurs modes de vie tout en se greffant sur leurs préoccupations. De nouvelles approches des contenus et des pratiques ne cessent d'évoluer. Les gratuits sont là pour exciter l'intérêt et, comme ils le rappellent sans cesse, à charge pour les autres supports de prendre le relais pour approfondir éventuellement l'information.

Comment qualifier cette presse d'information gratuite ?
La presse gratuite est tout d'abord plus disponible. Elle propose une lecture plus synthétique : des informations brèves, sans commentaires ainsi que des recettes exclusivement publicitaires contrairement aux payants. Les journaux gratuits, que ce soient les quotidiens, les hebdos ou les mensuels, sont bien plus aujourd'hui à l'écoute des lecteurs aussi bien en France qu'à l'étranger. On peut même parler de « lecture d'affinité ». Leur impact commence à se ressentir sur le marché de la publicité et des petites annonces. Malgré le rejet de la presse payante, les gratuits font parler d'eux et monopolisent l'attention des lecteurs.

Qui sont ces lecteurs de gratuits ?
Chaque gratuit a son cœur de cible mais très souvent, les 15-35 ans sont les plus concernés par ce genre de presse. Il s'agit de nouveaux individus, oubliés de la presse payante ou simplement en dehors de ses préoccupations.
Par exemple, 49 % des lecteurs de Metro ont entre 15 et 34 ans : 25 % sont des étudiants et 49 % des femmes.

La proximité, souvent employé, prend tout son sens ici. En effet, que ce soient Metro, 20 Minutes ou encore LillePlus… tous traitent l'information et dédient ce traitement à une cible précise, contrairement aux payants qui sont plus généralistes, voire vieillissants pour certains.
De plus, les gratuits répondent aux attentes des lecteurs par des sujets les concernant, des maquettes dynamiques et colorées, et sont distribués dans des lieux de diffusion étudiés. En d'autres termes, on peut dire que les gratuits ont innové aussi bien sur la forme que sur les contenus dans leurs missions d'information et de lien avec la société.
Parmi les autres points forts de cette nouvelle presse, on retrouve le souci pédagogique, la vulgarisation des informations, l'accessibilité des données, la maîtrise des coûts, la modernité des structures, les suppléments réguliers ainsi que les opérations spéciales…
Grâce à ces points forts et à leur mode de distribution, ils accédent plus rapidement à une certaine notoriété et reconnaissance.

JOURNAUX GRATUITS DISTRIBUES :
Métro : 22 681 ex. (Lille - 2008)

20Minutes : 414 169 ex. (Lille - 2009)
Sport : 600 000 ex.
(Lille - 2009)

Sources :

- Metro

- 20 minutes
- LillePlus
- Directsoir
- Sport
- Citato
- Lequipe.fr

1 déc. 2009

Le papier parie donc sur le mobile !


” Le développement des applications et la meilleure tolérance du paiement sur mobile attire les éditeurs vers ce support. Essentiellement cantonnées à l’iPhone pour le moment, la presse espère que le marché va s’étendre. Et qu’il va être rentable”.
David Medioni et Frédéric Roy

Après avoir révolutionné le marché de la musique, mais surtout les usages de la musique, Apple avec son iPhone est-il en passe de modifier la consommation des médias et notamment celle de la presse ? Alors que la question pouvait paraître saugrenue il y a encore quelques mois, elle devient de plus en plus pertinente tant les éditeurs se tournent vers le mobile d’Apple pour monter dans le « magical mystery tour » des 100 000 applications dédiées. Mais les éditeurs de presse ne se tourneraient-ils pas vers cette nouvelle technologique comme vers un eldorado putatif, énième béquille d’une industrie vivant une crise structurelle. Comme le furent avant le mobile, le minitel ou l’internet.

Le modèle économique de la presse imprimée a été fortement ébranlé parce que son champs de développement s’est fortement restreint puisque bien des motifs d’achat n’existent plus, en tout cas pour la presse quotidienne. Elle a donc une obligation de trouver un modèle économique.

Les lecteurs lisent les articles en intégralité
Heureusement, Apple qui a bien compris les attentes de ses clients - notamment éditeurs – a fait évoluer son système pour permettre désormais grâce à « l’In App Purchase », de faire cohabiter zone gratuite et zone payante au sein d’une même application. C’est ainsi le cas de l’offre de Libération qui est gratuite au téléchargement mais intègre des services payants comme l’accès à l’ensemble des Unes de Libération depuis 1973.
C’est également ce qu’a décidé de faire La Tribune. Les deux quotidiens ayant aussi pour objectif de recruter des abonnés en plus. Par exemple, l’appli Libé propose de s’abonner à l’offre payante du site internet du quotidien, pour pouvoir ainsi profiter de toute la palette des services présents sur l’iPhone. De même, Le Monde qui fut le premier à se lancer sur l’iPhone en gratuit, va-t-il progressivement enrichir son offre avec des options payantes à commencer par la possibilité de télécharger l’intégralité l’édition papier. Quant à la question du confort de lecture, elle n’est pas forcément pertinente, puisque, les lecteurs lisent majoritairement l’intégralité des articles sur iPhone. Et bientôt sur Androïd, puisque Le Monde lance l’application dédiée à la plate forme Google avec l’avoir fait cet été pour le Nokia N97.


Sources :
- Liberation.fr